J’ai toujours été intéressée par le mouvement de la suspension dans la photographie, j'ai aussi toujours aimé la sensation de mon corps au contact de l'eau. 

Dans les termes de Szchenyi à Budapest j'ai voulu capturer le côté relâché et simple des corps soumis à la loi de l'apesanteur.

J'ai voulu me rapprocher d’une réalité et d’une brutalité des corps qu’on ne montre pas mais qui sont quotidiennes et organiques.

J'ai réalisé cette série en marchant dans l'eau, la tête à l'extérieur, mon appareil photo contre moi sous l'eau. Je voyais donc le visage  des personnes mais je ne voyais pas leurs corps, c'est absolument le contraire qui en résulte sur ses images. Je me suis aperçue qu'en plus d'avoir photographier des corps dans leurs états et leurs postures brutes, j'ai surtout saisi des corps vivant, qui racontent mille et une histoires.

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